Giuseppe Tortora
Helvétius su «linégalité des esprits»
1.
«Linégalité de force que la nature donne aux divers hommes» De lesprit, IV, I, p. 246 è un dato oggettivo su cui cè poco da discutere. Per lopera citata, si fa riferimento a C.-A. Helvétius, De lesprit, «Corpus des uvres de philosophie en langue française», Librairie Arthème Fayard, Tours, 1988, che riproduce a cura di J. Mountaux, ledizione del 1758, quella condannata dal parlamento allinizio del 1759; per il De lhomme ci si riferisce ai 2 voll. di C.-A. Helvétius, De lhomme, «Corpus des uvres de philosophie en langue française», Librairie Arthème Fayard, Tours, 1989, che ripresenta, a cura di Geneviève e Jacques Mountaux, ledizione, pure in 2 voll., del 1773. I passi di De lesprit verranno indicati con i numeri del «Discorso», del capitolo e della pagina; quelli di De lhomme saranno segnalati con i numeri di volume, «Sezione», capitolo e pagina.
2.
De lesprit, III, I, p. 230 e III, II, p. 234.
3.
De lesprit, III, XV, p. 329.
4.
De lesprit, III, I, p. 229.
5.
In De lesprit, I, I, p. 21, Helvétius dice: «cest dans la capacité que nous avons dappercevoir les ressemblances ou les différences, les convenances ou les disconvenances quont entreux les objets divers, que consistent toutes les opérations de lEsprit. Or cette capacité nest que la sensibilité physique même: tout se reduit donc à sentir. Poco piú avanti De lesprit, I, IV, p. 50 aggiunge: «lesprit peut être considéré ou comme la faculté productrice de nos pensées; et lesprit, en ce sens, nest que sensibilité et mémoire: ou lesprit peut être regardé comme un effet de ces mêmes facultés; et, dans cette seconde signification, lesprit nest quun assemblage de pensées, et peut se subdiviser dans chaque homme en autant de parties que cet homme a didées». Certe espressioni adottate in De lesprit ritornano in termini praticamente identici anche in De lhomme; ad esempio a I, II, 15, p. 221, si dice che «lEsprit en lui-même» non è altro che «laptitude à voir les ressemblances et les différences, les convenances et les disconvenances quont entreux les objets divers»; «lesprit nest donc en lui que le résultat de ses sensations comparées», e «le bon esprit consiste dans la justesse de leur comparaison». Helvétius ritorna spesso sulla definizione, come in De lhomme, III, III, 4, p. 319: «Quest-ce encore une fois que lEsprit? La connoissance des vrais rapports quun certain nombre dobjets ont entreux et avec nous. A quoi doit-on cette reconnoissance? A la méditation, à la comparaison des objets. Mais que suppose cette comparaison? Un intérêt plus ou moins vif de les comparer. Lesprit est donc en nous le produit de cet intérêt».
6.
Lespressione «inégalité des esprits» è usata con frequenza. Si vedano, per restare nei paraggi, De lesprit, III, II, p. 236; III, III, pp. 238 e 244. Diffusa è pure la dizione «inégalité desprit» tra gli uomini, come, sempre restando nelle prossimità, a De lesprit, III, I, pp. 230 e 233; III, II, p. 234; III, IV, p. 247. La diversità tra glindividui, comunque, viene anche enfatizzata con lespressione «la grande inégalité desprit», adottata ad esempio in De lesprit, III, I, p. 230; III, IV, pp. 246 e 261; III, XXVI, p. 386 (ma anche in De lhomme, come ad esempio a I, I, 4, p. 63).
7.
De lesprit, III, I, p. 229
8.
Lespressione ritorna in forma quasi identica anche a De lesprit, III, II, p. 235. In nota lo stesso Helvétius specifica chegli, con lespressione «hommes communément bien organisés» si riferisce a coloro «qui ne sont privés daucun Sens», e naturalmente «qui, dailleurs, ne sont attaqués ni de la maladie de la folie, ni de celle de la stupidité ordinairement produites, lune, par le décousu de la mémoire, et lautre, par le défaut total de cette faculté».
9.
De lesprit, III, I, p. 229.
10.
De lesprit, III, I, pp. 229-230.
11.
De lesprit, III, I, p. 230.
12.
Anzi Helvétius tiene a dichiarare in De lhomme, I, II, 1, p. 141 chegli non è il solo a sostenere questa tesi; infatti egli ha avuto predecessori illustri. «Quintilien, Locke et moi disons: linégalité des Esprits est leffet dune cause connue et cette cause est la différence de léducation».
13.
De lesprit, III, I, pp. 232-233: «le hazard joue dans ce monde un plus grand role quon ne pense».
14.
De lesprit, III, I, p. 230. «Le hazard» dice Helvétius in De lhomme, I, III, 1, p. 309 «a plus de part quon nimagine aux découvertes dont on fait honneur au génie. Pour connoître toute linfluence du hazard, quon consulte lexpérience; elle nous apprendra que dans les Arts, cest à lui que nous devons presque toutes nos découvertes».
15.
De lesprit, III, I, p. 232.
16.
De lesprit, III, I, pp. 230-231: «Ce fut le hazard, pour en donner quelques exemples, qui guida Galilée dans les jardins de Florence, lorsque les Jardiniers en faisoient jouer les pompes: ce fut lui qui inspira ces Jardiniers, lorsque, ne pouvant élever les eaux au-dessus de la hauteur de trente-deux pieds, ils en demanderent la cause à Galilée, et piquerent, par cette question, lesprit et la vanité de ce Philosophe: ce fut ensuite sa vanité, mise en action par ce coup du hazard, qui lobligea à faire de cet effet naturel lobjet de ses méditations, jusquà ce quenfin il eût, par la découverte du principe de la pesanteur de lair, trouvé la solution de ce problême. Dans un moment où lame paisible de Newton nétoit occupée daucune affaire, agitée daucune passion, cest pareillement le hazard qui, lattirant sous une allée de pommiers, détacha quelques fruits de leurs branches, et donna à ce Philosophe la premiere idée de son systême: cest réellement de ce fait dont il partit, pour examiner si la lune ne gravitoit pas vers la terre, avec la même force que les corps tombent sur sa surface».
17.
De lesprit, III, I, p. 231. Cfr. De lhomme, I, I, 8, pp. 73-79, dove lilluminista parla «des hazards auxquels nou devons souvent les hommes illustres». Sempre in De lhomme, I, III, 2, p. 312, Helvétius tiene ad evidenziare che «toute idée neuve est un don du hazard», e pertanto, «sil est des méthodes sûres pour former des savans et même des gens desprit, il nen est point pour former des Génies et des Inventeurs».
18.
De lesprit, III, I, pp. 232-233. Cfr. pure De lhomme, I, I, 1, p. 55: «nul ne reçoit la même éducation». Helvétius anzi è convinto che, poiché leducazione ha inizio fin dalla prima esperienza sensoriale che linfante fa del mondo esterno («les vrais précepteurs de lenfance De lhomme, I, I, 2, p. 57 sont les objets qui lenvironnent»), allora la differenza di educazione si va configurando fin da quando luomo apre gli occhi alla vita; e poiché «des objets différens De lhomme, I, I, 4, p. 63 produisent sur nous des sensations diverses», allora fin dai primi momenti di vita si va delineando quella specificità spirituale che, col passare del tempo, renderà un individuo radicalmente diverso da ogni altro. E se si considera che De lhomme, I, I, 5, p. 66 «les mêmes objets excitent en nous des impressions différentes, selon le moment où ils nous sont présentés», allora si comprende bene perché De lhomme, I, I, 1, p. 55 «léducation
des différens hommes» deve essere «nécessairement différente». In De lhomme, II, «Récapitulation», pp. 929-930, cosí Helvétius sintetizza su questo tema: «Je me demande à cet effet à quel age commence léducation de lhomme et quels sont ses Instituteurs. Je vois que lhomme est disciple de tous les objets qui lenvironnent, de toutes les positions où le hazard le place, enfin de tous les accidens qui lui arrivent. Que ces objets, ces positions et ces accidens ne sont exactement les mêmes pour personne, et quainsi nul ne reçoit les mêmes instructions. Que dans la supposition impossible où les hommes eussent les mêmes objets sous les yeux, ces objets ne les frappant point dans le moment précis où leur ame se trouve dans la même situation, ces objets en conséquence nexciteroient point en eux les mêmes idées, et quainsi la prétendue uniformité dinstruction reçue, soit dans les colleges, soit dans la maison paternelle, est une de ces suppositions dont limpossibilité est prouvée, et par le fait, et par linfluence quun hazard indépendant des Maîtres a et aura toujours sur léducation de lenfance et de ladolescence».
19.
De lesprit, III, I, p. 233.
20.
De lesprit, III, I, p. 233: «Je pourrois donc conclure que linégalité desprit des hommes peut être indifféremment regardée comme leffet de la nature ou de léducation».
21.
Ibidem.
22.
De lesprit, III, IV, p. 260: «tous les hommes que jappelle bien organisés» sono «nés avec lesprit juste», sicché «ils ont tous en eux la puissance physique de sélever aux plus hautes idées». Di questa uguaglianza gli uomini hanno una certa percezione. Helvétius dice De lesprit, II, XIX, pp. 178-179 che «la nature
grave dans tous les curs le sentiment dune égalité primitive».
23.
Per la definizione di «aptitude à lesprit», cfr. De lhomme, I, II, 12, p. 207 nota a. Helvétius è chiarissimo: tutti hanno uguale capacità di vita spirituale; ma non tutti nella stessa misura. In tal senso andrebbe interpretata l«inégale aptitude à lesprit» chegli qualche volta lascia intravedere. Sulla questione cfr. De lesprit, III, I, p. 229; III, IV, p. 246; III, XV, p. 329; III, XXIX, p. 404; De lhomme, I, I, 15, p. 115; I, II, 1, p. 139; I, II, 10, p. 194; I, II, 12, pp. 207-208; I, II, 13, p. 215, nota a; I, II, 15, pp. 221 e 224; I, II, 20, p. 251; I, II, 22, p. 268; I, II, 23, pp. 269 e 273; I, II, 24, p. 276; I, II, «Notes» 42, p. 306; I, IV, 4, p. 338; I, IV, 23, pp. 413-414; II, «Récapitulation», pp. 931, 933, 934, 936, 948.
24.
De lesprit, III, I, pp. 233-234. In De lhomme, I, II, 10, p. 195, si dice: «pour découvrir
si le plus ou moins grand esprit est leffet de la plus ou moins grande perfection des organes, il sagit dexaminer si dans le fait, la supériorité de lesprit est toujours proportionnée à la finesse des sens et à létendue de la mémoire. Si lexpérience prouvoit le contraire, nul doute que la constante inégalité des esprits, ne dépendît dune autre cause».
25.
De lhomme, I, II, 1, p. 139.
26.
De lhomme, I, II, 7, p. 179. Luomo specifica Helvétius a De lesprit, I, I, pp. 20-21 non è altro che sensibilità e memoria; ma a ben vedere «la mémoire ne peut être quun des organes de la sensibilité physique»; dunque «se ressouvenir, cest sentir»; e pertanto «tout se reduit
à sentir».
27.
«Je dis De lesprit, I, I, p. 19 que la sensibilité physique et la mémoire, ou, pour parler plus exactement, que la sensibilité seule produit toutes nos idées». Di più: «La sensibilité physique De lhomme, I, II, 7, p. 171 est la Cause unique de nos actions, de nos pensées, de nos passions, et de notre sociabilité».
28.
De lhomme, I, II, 12, p. 201. Limmagine dei sensi come porte anche in De lesprit, II, XXVI, p. 227. Piú avanti De lesprit, III, I, p. 229 si ribadisce ancora una volta che «les sens sont les sources de toutes nos idées». E Locke spiega Helvétius a De lesprit, III, III, p. 240 che «ait apperçu dans les sens lorigine commune de toutes nos idées».
29.
De lesprit, III, II, p. 234.
30.
De lesprit, III, II, p. 235.
31.
De lesprit, III, II, pp. 234-235. Cfr. De lhomme, I, II, 14, p. 217: «Les Hommes à la présence des mêmes objets peuvent sans doute éprouver des Sensations différentes: mais peuvent-ils en conséquence appercevoir des rapports différents entre ces mêmes objets? non: et supposé, comme je lai dit ailleurs, que la neige parût aux uns dune nuance plus blanche quaux autres, tous conviendroient également que la neige est le plus blanc de tous les corps».
32.
De lesprit, III, II, 235.
33.
De lesprit, III, II, 235-236.
34.
De lesprit, III, II, 236. Anche in De lhomme, I, II, 1, pp. 142-143 Helvétius ribadisce che «la supériorité de lesprit, nest le produit ni du tempérament, ni de la plus ou moins grande finesse des sens, ni dune qualité occulte»; per lui è chiaro: essa è «leffet de la cause très-connue de léducation». Dunque De lesprit, III, XXVIII, p. 399 «on chercheroit en vain dans le physique la cause dun fait dont le moral donne une explication simple et naturelle».
35.
De lesprit, III, III, 237.
36.
Certi oggetti De lesprit, III, III, p. 237 «vus sans attention, ne feroient sur nous que des impressions insensibles, et pareilles, à peu près, à celles quun Lecteur reçoit successivement de chacune des lettres qui composent la feuille dun ouvrage».
37.
De lesprit, III, III, pp. 237-238.
38.
De lesprit, III, III, 238.
39.
Ibidem. Analogamente De lesprit, III, III, pp. 238-239 «la lenteur desprit» di un individuo non è che «leffet du peu danalogie de cette même vérité avec les objets dont il soccupe»; infatti «Il ne pourroit la saisir, en appercevoir tous les rapports, sans rejetter toutes les premieres idées qui se présentent à son souvenir, sans bouleverser tout le magasin de sa mémoire, pour y chercher les idées qui se lient à cette vérité». Insomma, se «tant de gens sont insensibles à lexposition de certains faits ou de certaines vérités, qui nen affectent vivement dautres», ciò avviene perché «ces faits ou ces vérités ébranlent toute la chaîne de leurs pensées, en réveillent un grand nombre dans leur esprit».
40.
De lesprit, III, III, p. 239.
41.
De lesprit, III, III, p. 240: «il nest point desprit sans mémoire».
42.
De lesprit, III, III, pp. 240 e 242.
43.
De lesprit, III, III, p. 242. E una verità, questa, che dice Helvétius, De lesprit, III, III, p. 243 doveva aver ben presente Descartes «lorsquil dit que, pour perfectionner son esprit, il falloit moins apprendre que méditer».
44.
De lesprit, III, III, p. 242. Si noti che De lhomme, I, II, 11, pp. 197-199, è tutto dedicato al tema «De linégale étendue de la mémoire». Vi si dice: «Qui veut acquérir une grande mémoire, doit la cultiver, la fortifier par un exercice journalier». Analogamente, «qui veut acquérir une certaine tenue dans la méditation, doit
en fortifier en lui lhabitude par un exercice journalier». Ma «le tems passé à méditer, nest point employé à placer des faits dans mon souvenir». Orbene, di che cosa ha veramente bisogno «lhomme desprit»? Non di accumulare quanti piú dati possibili, bensí di «comparer entrelles» le idee disponibili «et parvenir par ce moyen à quelque résultat neuf et intéressant, ou comme utile, ou comme agréable». Dunque, «lhomme qui compare et médite beaucoup a
communément dautant moins de mémoire quil en fait moins dusage». E allora, «que sert une grande mémoire» dal momento che «la plus ordinaire suffit au besoin dun grand homme». Pertanto, se «tous les hommes sont
doués par la Nature de plus de mémoire que nen exige la découverte des plus grandes vérités», ovvero, «si tous les hommes communément bien organisés sont
doués dune mémoire suffisante pour sélever aux plus hautes idées», allora «le génie nest donc pas le produit de la grande mémoire».
45.
De lesprit, III, III, p. 244. A proposito della tesi che uno spirito grande non richiede una grandissima memoria, Helvétius De lesprit, III, III, pp. 240-241 ricorda anzitutto il caso di Locke; egli sì, ha preso ispirazione da Aristotele, Gassendi, Montaigne; ma il suo sistema non è il risultato del ricordo di ciò che ha letto, bensí di una acuta e personale meditazione: «la mémoire la moins étendue suffisoit pour contenir tous les objets, de la comparaison desquels devoit résulter la certitude de ses principes, pour lui en développer lenchainement, et lui faire, par conséquent, mériter et obtenir le titre de grand esprit». Ricorda poi di Milton: se si tien presente «la force, la grandeur, la vérité, et enfin la nouveauté de ses images poëtiques», bisogna ammettere che «la supériorité de son esprit en ce genre, ne suppose point non plus une grande étendue de mémoire. Dunque De lesprit, III, III, p. 242 «le grand esprit ne suppose point la grande mémoire». Da notare poi che Helvétius, dopo aver osservato, in De lesprit, III, III, p. 244, che ci sono tanti «objets stériles», quali «les dates, les noms des lieux, des personnes, ou autres pareils», che «tiennent une grande place dans la mémoire», ma «sans pouvoir produire ni idée neuve, ni idée intéressante pour le public», conclude, a III, III, p. 245, con sorprendente decisione, e in uno stile quasi sentenzioso: «lon est rarement grand homme, si lon na le courage dignorer une infinité de choses inutiles».
46.
De lesprit, III, III, p. 244.
47.
De lesprit, III, IV, p. 246.
48.
De lesprit, III, IV, p. 247: In tali condizioni gli uomini, «contraints, par la douleur, de fixer toute leur attention sur leur état, ne peuvent la porter sur des objets propres à perfectionner leur esprit».
49.
De lesprit, III, IV, p. 247. Helvétius ha di mira Rousseau, il quale, nellEmile afferma: «Plus un Enfant se sent fort et robuste, plus il devient censé et judicieux. Pour tirer parti des instrumens de notre intelligence, il faut que le corps soit robuste et sain». Al Rousseau, convinto che «la bonne constitution du corps rend les opérations de lesprit faciles et sûres», Helvétius in De lhomme, I, II, 12, p. 204, nota a replica polemicamente: «que M. Rousseau consulte lexpérience, il verra que les maladifs, les délicats et les bossus, ont autant desprit que les droits et les bien portans. Pascal, Pope, Boileau, Scaron en sont la preuve».
50.
Tutta la «Section II», di De lhomme, pp. 139-275, è dedicata a questo argomento.
51.
De lesprit, III, IV, p. 248: «Tous les hommes que jappelle bien organisés sont capables dattention, puisque tous apprennent à lire, apprennent leur langue, et peuvent concevoir les premieres propositions dEuclide. Or, tout homme, capable de concevoir ces premieres propositions, a la puissance physique de les entendre toutes». De lesprit, III, IV, p. 256: «tous les hommes sont doués de lattention nécessaire pour exceller dans un genre».
52.
De lesprit, III, IV, p. 247.
53.
De lesprit, III, IV, p. 255.
54.
De lhomme, I, II, 24, p. 275.
55.
De lesprit, III, IV, pp. 255-256.
56.
De lhomme, I, II, 24, pp. 275-276.
57.
De lesprit, III, IV, p. 256. Insomma, «il nen est aucun dice il filosofo nella stessa pagina qui ne se trouve alors doué de la capacité dattention nécessaire pour se distinguer dans un art». Anche piú avanti De lesprit, III, IV, p. 260 Helvétius ribadisce che «tous
sont doués dune force et dune continuité dattention suffisante pour sélever au rang des hommes illustres».
58.
De lesprit, III, IV, p. 257. Si ricordi che per Helvétius De lhomme, I, IV, 4, p. 337 «Lhomme est sensible au plaisir et à la douleur physique: en conséquence, il fuit lun et cherche lautre, et cest à cette fuite et à cette recherche constante quon donne le nom damour de soi. Ce sentiment est leffet immédiat de la sensibilité physique, et par conséquent commun à tous et inséparable à lhomme». E infatti De lhomme, I, IV, 22, p. 411 : «Un principe de vie anime lhomme. Ce principe est la sensibilité physique. Que produit en lui cette sensibilité? un sentiment damour pour le plaisir, et de haine pour la douleur: cest de ces deux sentimens réunis dans lhomme et toujours présens à son esprit que se forme ce quon appelle en lui le sentiment de lamour de soi. Cet amour de soi engendre le desir du bonheur»
59.
De lesprit, III, IV, p. 258.
60.
De lesprit, III, IV, p. 259.
61.
De lesprit, III, IV, p. 260. Ma che cosa bisogna intendere per «alte idee»? Ce lo dice lo stesso Helvétius alla nota c della stessa pagina: «Il faut toujours se ressouvenir
que les idées ne sont en soi, ni hautes ni grandes, ni petites; que souvent la découverte dune idée, quon appelle petite, ne suppose pas moins desprit que la découverte dune grande; quil en faut quelquefois autant pour saisir finement le ridicule dun homme, que pour appercevoir le vice dun gouvernement; et que, si lon donne par préférence le nom de grandes aux découvertes du dernier genre, cest quon ne désigne jamais par les épithétes de hautes, de grandes et de petites, que des idées plus ou moins géneralement intéressantes».
62.
De lesprit, III, IV, pp. 260-261. «Linégalité des esprits sostiene Helvétius in De lhomme, I, III, 3, p. 315 «doit donc être principalement regardée comme leffet du degré différent dattention portée à lobservation des ressemblances et des différences, des convenances et des disconvenances quont entreux les objets divers. Or cette inégale attention est en nous le produit nécessaire de la force inégale de nos passions». «Notre attention est fugitive asserisce in De lhomme, I, III, 4, p. 319 : il faut des passions fortes pour la fixer».
63.
De lesprit, III, V, p. 261. In De lhomme, I, III, 3, p. 316, si dice, a proposito dei genii: «Cest la force inégale de ces passions, quon doit regarder en eux comme la cause de la grande inégalité de leurs esprits». «Desir de sinstruire» e «enchaînement différent des événemens des circonstances et des positions où se trouvent les divers hommes»: in De lhomme, I, III, 1, p. 309 sono indicati come «les causes générales de linégalité des esprits». Sul potere della passione Helvétius è stato sempre molto esplicito, fino ad affermare De lhomme, I, II, 24, p. 276 : «Les passions peuvent tout»!
64.
De lesprit, III, V, p. 262.
65.
De lesprit, III, V, p. 267.
66.
De lesprit, III, VI, p. 268.
67.
De lesprit, III, VIII, p. 288.
68.
De lesprit, III, VI, p. 269.
69.
De lesprit, III, VI, p. 268.
70.
De lesprit, III, VI, p. 273.
71.
De lesprit, III, VI, p. 274; III, VII, 282.
72.
De lesprit, III, VII, p. 282.
73.
De lesprit, III, VIII, p. 288.
74.
Cfr. De lesprit, III, VIII, p. 288.
75.
De lesprit, III, IX, pp. 289-292.
76.
Cfr. De lhomme, I, II, 7, p. 171.
77.
De lesprit, III, XV, p. 328. Piú radicalmente Helvétius parla in De lhomme, I, II, 16, p. 231: «Plaisirs et douleurs sont les moteurs de lUnivers».
78.
De lesprit, III, XV, pp. 324-328. In De lhomme, I, IV, 22, pp. 411-412, Helvétius riducendo in estrema sintesi i risultati del discorso fatto nella II, III e e IV Sezione dellopera, ricorda di aver sostenuto: «1°. Que tous les hommes ont une égale aptitude à lesprit; 2°. Que cette égale aptitude est en eux une puissance morte, si elle nest vivifiée par les passions; 3°. Que la passion de la gloire est celle qui met le plus communément cette puissance en action; 4°. Que tous en sont susceptibles dans les Pays où la gloire conduit au pouvoir. La conclusion générale que jen tirerai, cest que tous les hommes organisés comme le commun dentreux peuvent être animés de lespece de passion propre à les élever aux plus hautes vérités». Piú precisamente De lhomme, I, IV, 24, p. 418 : «Tous les hommes organisés comme le commun dentreux sont donc susceptibles non seulement de passions, mais encore du degré habituel de passions suffisant pour les élever aux plus grandes idées». Cfr. De lhomme, II, «Récapitulation», pp. 934-935.
79.
Cfr. De lhomme, I, II, 12, p. 203 nota a, p. 206, p. 207 nota b. Insomma: «Ce nest point à la nature» De lesprit, III, XXIV, p. 375 «quon doit attribuer ce degré inégal de passions dont les divers peuples paroissent susceptibles»; «le degré inégal de leur force» De lesprit, III, XXV, p. 380 è «toujours occasionné par la diversité des gouvernemens et des positions des peuples».
80.
De lesprit, III, XXII, pp. 364-367. E vero, non cè uomo senza passione; tuttavia può ben dirsi che pochi uomini sono spinti da passioni forti, quelle davvero creative, come lamore per la gloria. La ragione dice Helvétius senza mezzi termini, in De lhomme, I, III, 4, p. 317 è politica: «Presque tous les hommes sont
sans amour pour la gloire. Loin den exciter en eux le desir, la plupart des Gouvernemens par une petite et fausse Politique, cherchent au contraire à léteindre. Alors indifférens à la gloire, les Citoyens font peu de cas de lestime publique, et peu defforts pour la mériter».
81.
De lesprit, III, XXIV, p. 375; III, XXV, p. 382.
82.
De lesprit, III, XXV, p. 381. «La vivacité des passions» De lesprit, III, XXV, p. 381 «dépend donc ou des moyens que le Législateur emploie pour les allumer en nous, ou des positions où la fortune nous place».
83.
De lesprit, III, XXVII, p. 391. Helvétius, a questo proposito, è in polemica con Rousseau, a cui dedica praticamente tutta la V sez. del De lhomme. «Mr. Rousseau et moi» De lhomme, I, V, p. 453 «sommes sur cette question dune opinion contraire»; il ginevrino infatti è caduto in contraddizioni ed errori che «sont des conséquences nécessaires de ce principe trop légérement admis: Que linégalité des esprits est leffet de la perfection plus ou moins grande des organes des sens; et que nos vertus comme nos talens sont également dépendans de la diversité de nos temperamens». La verità è che De lhomme, I, II, 14, pp. 218 e 219 «toute diversité daffection occasionnée par quelque différence dans lorganisation physique, na, comme lexpérience le prouve, nulle influence sur les esprits»; «linégale perfection de leurs Sens, na nulle influence sur leurs esprits».
84.
De lesprit, III, XXX, p. 414.
85.
De lesprit, III, XXVI, pp. 386-388. «Linégalité desprit quon remarque entre les hommes» dice Helvétius a De lesprit, III, XXX, p. 417 «dépend donc et du gouvernement sous lequel ils vivent, et du siecle plus ou moins heureux où ils naissent, et de léducation meilleure ou moins bonne quils reçoivent, et du desir plus ou moins vif quils ont de se distinguer, et enfin des idées plus ou moins grandes, ou fécondes, dont ils font lobjet de leurs méditations. In De lhomme, I, IV, 24, p. 418 praticamente alla fine della IV sezione si riassume la questione in questi termini: «Doù provient donc lextrême inégalité des esprits? de ce que personne ne voit précisément les mêmes objets; ne sest précisément trouvé dans les mêmes positions; na reçu la même éducation; et de ce quenfin le hazard qui préside à notre instruction ne conduit pas tous les hommes à des mines également riches et fécondes. Cest donc à léducation prise dans toute létendue du sens quon peut attacher à ce mot, et dans lequel même lidée du hazard se trouve comprise quon peut rapporter linégalité des esprits». Cfr. pure De lhomme, I, IV, «Notes» 88, pp. 451-452. Nella sintesi, in De lhomme, II, «Récapitulation», p. 934, Helvétius presenta le due cause come «le desir inégal que les hommes ont de séclairer» e «la diversité des positions où le hasard les place».
1. Il mondo è sempre apparso per cosí dire bifronte. Quello che generalmente gli uomini amano è il mondo che rassicura per la sua stabilità, per la permanenza dei suoi connotati fondamentali; quello familiare, sempre riconoscibile, in tutte le condizioni ed in tutte le circostanze, che garantisce ad ogni individuo il massimo equilibrio con le cose, e quindi con se stesso, e che, docile ai suoi disegni, gli consente la possibilità di fare progetti, anche a lungo termine, in base a previsioni probabili.
Ma il mondo che Helvétius contempla con malcelato compiacimento è laltro, quello per quanto attiene alla realtà naturale che stupisce per la diversità che caratterizza gli elementi minerali, le forme di vita vegetale ed animale, le conformazioni dei luoghi, i climi, i caratteri etnici dei popoli. Quel mondo che sorprende quanto alle società degli uomini per la diversità di interessi economici, modi di produzione, modi di distribuzione delle ricchezze, ceti e classi sociali, ideologie, organizzazioni statali, legislazioni, governi, saperi, modelli distruzione, organizzazioni culturali, modalità e velocità di sviluppo, nonché religioni, con tutta la loro varietà di culti, sette, riti, credenze, superstizioni. Quel mondo, infine, che colpisce per la diversità tra glindividui umani, quanto a strutture fisiche, temperamenti, caratteri, sentimenti, interessi, gusti, passioni, bisogni, aspirazioni, motivi e moventi, problemi, opinioni, idee, pregiudizi, comportamenti, modi di rappresentarsi il reale, dintendere i rapporti con gli altri individui, di concepire il bene e il male.
2. Ciò che maggiormente incuriosisce lintelligenza teoretica di Helvétius è proprio la grande diversità che sussiste tra i popoli, le nazioni e, soprattutto, tra i singoli uomini. Relativamente aglindividui, linteresse è rivolto non tanto alle differenze fisiche (1), quanto a quelle spirituali. Da che cosa dipende «linégalité desprit des hommes»? (2) Che cosa produce «la grande inégalité de leurs lumieres»? (3) In particolare, che cosa determina la differenza a livello di passioni? Da che cosa dipende la straordinaria diversità delle idee? Nella formulazione rigorosa la domanda suona in questi termini: che ruolo svolge la cultura e quale la natura nella determinazione di questa diversità?
Tale problema ad Helvétius sta molto a cuore. Esso ritorna costantemente nelle sue opere maggiori. Del resto le prime cinque «Sezioni» del trattato De lhomme son riservate, appunto, al problema delle cause dell«inégalité des esprits»; e il «Terzo Discorso» di De lesprit affronta, in modo esplicito e diretto, la questione: «si lEsprit doit être considéré comme un don de la nature, ou comme un effet de léducation» (4).
Naturalmente, per Helvétius, ateo materialista, lo «spirito» non è quella realtà «metafisica» di cui parla la tradizione religiosa e tutta la filosofia da questa direttamente o indirettamente influenzata ; luomo si caratterizza come spirito per la sua capacità di sentire, di ricordare, dindividuare relazioni tra le cose, di stabilire rapporti con esse (5).
E allora, lineguaglianza degli spiriti è originaria o acquisita? (6) Schematizzando, si potrebbe dire che, se si privilegia la prima delle ipotesi, allora si escluderebbe di necessità ogni possibilità ed ogni forma di eguaglianza tra gli uomini: è la stessa natura che, in termini esclusivi, determinerebbe la diversità, distribuendo in modo differente i suoi doni ai singoli individui, secondo un disegno insondabile e, tutto sommato, capriccioso. Privilegiando la seconda, si potrebbe concludere invece che, in generale, gli uomini, rigorosamente uguali alla nascita, ossia dotati tutti degli stessi doni e quindi di uguali capacità, diventano diversi in forza della differente azione che, ad esempio, gli altri individui e le istituzioni umane esercitano sulla sua formazione.
3. Ma la schematizzazione, in effetti, non favorisce la vera comprensione del fatto. Helvétius infatti esamina analiticamente tutte le implicazioni connesse alle due ipotesi? E allora, si ipotizzi pure che la diversità sia posta dalla natura. Tale supposizione sarebbe forse ammissibile almeno alla condizione che le qualità e le funzioni spirituali vengano ridotte alla loro base fisica, per non considerare leventualità, estrema, che esse vengano intese, addirittura, come un patrimonio naturale originario ed invariabile. Il ragionamento che la sosterrebbe, segnala Helvétius, si articolerebbe piú o meno nei termini seguenti: la natura comunque intesa, come essere o come forza «nous a doués de tous nos sens»; ora, poiché «les sens sont les sources de toutes nos idées» al punto che «privés dun sens, nous sommes privés de toutes les idées qui y sont relatives» , allora «lesprit doit être en entier considéré comme un don de la nature» (7).
Ma, per lilluminista, questa idea della natura è molto grossolana; e la soluzione del problema è solo apparentemente consistente. Certo, lidea che la diversità abbia la sua ragione nella diversa distribuzione dei doni della natura spiega bene perché un cieco nato, ad esempio, abbia, in fondo, uno spirito inevitabilmente diverso: gli mancano infatti quelle idee legate al senso di cui è privo. Ma si considerino ora quegli uomini «bien conformés», ugualmente «doués de tous leurs sens», quelli insomma nella cui «organisation» fisica «on napperçoit aucun défaut» (8); ebbene, come si spiega che alcuni diventano «stupides» ed altri «spirituels»? Da che cosa dipendono «des dispositions si inégales»? Se tutte le differenze vanno ricondotte alla natura, si dovrebbe ammettere che questa dispone le cose in modo che, tra individui ugualmente forniti di capacità, «les uns soient organisés pour être stupides, et les autres pour être spirituels»! (9)
4. Lidea di un comportamento bizzarro della natura è sconcertante. Piú verisimile lipotesi delluniformità. E tuttavia, la diversità degli spiriti è innegabile. Helvétius ha indicato ora la differenza tra due estremi, ma ricorda subito che essa si estende per un ampio arco, secondo una ricca gradazione. Anzi, sostiene che la differenza tra gli spiriti è praticamente analoga a quella chesiste tra i corpi: sicché, anche sotto il profilo «spirituale», alcuni uomini sono «foibles et délicats», altri «forts et robustes» (10).
Ma allora: chi o che cosa può «occasionner des différences dans la maniere uniforme dont la nature opére?». Forse che la diversità dipenda dalleducazione? (11) A questa ipotesi, non si tratta di unipotesi infondata. Anzi lo si dica subito è uno dei cardini della tesi sostenuta da Helvétius (12). Tuttavia, per lilluminista, se si adottano concetti approssimativi, anche in questa ipotesi ci si può perdere come in un labirinto. Infatti unobiezione sembra far franare anche tale congettura: «à quelle cause attribuer la grande inégalité desprit quon remarque entre des hommes qui semblent avoir eu la même éducation?».
In questo caso, evidentemente, il vero problema è che cosa si debba intendere per educazione. Helvétius ne è ben consapevole, ma rifugge da astratte definizioni. Perciò egli riformula il problema ponendo la specifica questione «si plusieurs hommes peuvent, à la rigueur, avoir eu la même éducation». A tale questione egli risponde con estrema chiarezza: «Si, par éducation, on entend simplement celle quon reçoit dans les mêmes lieux, et par les mêmes maîtres; en ce sens, léducation est la même pour une infinité dhommes. Mais, si lon donne à ce mot une signification plus vraie et plus étendue, et quon y comprenne généralement tout ce qui sert à notre instruction, alors je dis que personne ne reçoit la même éducation». In questultima eventualità, infatti, bisogna anche considerare, tra i fattori deducazione di un individuo, «et la forme du Gouvernement sous lequel il vit, et ses amis, et ses maîtresses, et les gens dont il est entouré, et ses lectures», e perfino «le hazard», il caso, «cest-à-dire, une infinité dévénemens dont notre ignorance ne nous permet pas dappercevoir lenchaînement et les causes».
Dunque, tutta lesperienza del vivere civile è fonte di formazione spirituale. Ma non solo. Helvétius sottolinea che il «caso» gioca un ruolo ben maggiore di quanto si pensi (13). «Cest lui qui met certains obiets sous nos yeux»; è «lhazard» quindi che talvolta ci suscita le idee piú felici, e addirittura «nous conduit
aux plus grandes découvertes» (14).
Non senza motivo Helvétius si sofferma su questo tema. Egli è convinto che, per quanto sia difficile ammetterlo, tuttavia, sia nellordine fisico che in quello morale, «les plus grands événemens sont souvent leffet de causes presquimperceptibles» (15). Ci sono eventi che, pur cadendo quotidianamente sotto gli occhi di molti, ad una sola intelligenza palesano, del tutto inaspettatamente, i loro segreti; ci sono fatti desperienza comune che solo per una mente diventano, in circostanze del tutto casuali, rivelativi di leggi naturali (16). «Cest donc au hazard que les grands génies ont dû souvent les idées les plus heureuses» (17).
E pertanto, se sintende per educazione «tout ce qui sert à notre instruction», allora il caso «doit nécessairement y avoir la plus grande part». E poiché non si troverà mai un solo individuo che, rispetto agli altri, si trovi «placé dans le même concours de circonstances», bisogna riconoscere che «personne ne reçoit précisément la même éducation» (18).
5. Allora, la diversità degli spiriti dipende esclusivamente dalla differente educazione? Sembrerebbe così. Eppure, la tesi non è esente da obiezioni anche rilevanti; peraltro essa apre la porta ad altri quesiti che premono per una risposta. E difatti, lintelligenza critica di Helvétius non cade nel tranello offrendo una risposta precipitosa.
Insomma, chi può dire con assoluta certezza che gli uomini sono simili a certi alberi della stessa specie, «dont le germe, indestructible et absolument le même, nétant jamais semé exactement dans la même terre, ni précisément exposé aux mêmes vents, au même soleil, aux mêmes pluies, doit, en se développant, prendre nécessairement une infinité de formes différentes?» (19). In altri termini, chi può escludere con decisione un qualche ruolo della natura?
In effetti, ci sono valide ragioni a sostegno sia delluna che dellaltra ipotesi (20). E allora, per Helvétius, bisogna considerare il problema «sous un point de vue nouveau», individuare «principes plus certains et plus précis». Vale a dire, ripercorrere lo sviluppo dello spirito risalendo fino allorigine delle nostre idee, tenendo presente che «lhomme ne fait que sentir, se ressouvenir, et observer les ressemblances et les différences, cest-à-dire, les rapports quont entreux les objets divers qui soffrent à lui, ou que sa mémoire lui présente». In questo, come si è già detto, consiste la sua «spiritualità» (21).
In generale, per Helvétius, gli uomini alla nascita sono uguali; ovvero, a parte qualche sfortunata eccezione, tutti glindividui sono forniti dello stesso tipo di organizzazione corporea che assicura loro quella capacità di sentire e pensare che rende uguale un uomo allaltro e lo distingue dagli esseri viventi degli ordini inferiori (22). Tuttavia lilluminista specifica pure che la natura può donare, ai diversi individui, «plus ou moins de disposition à lesprit» (23), secondo una gradazione praticamente infinita; è sotto gli occhi di tutti chessa munisce alcuni «dun peu plus de finesse de sens, détendue de mémoire, et de capacité dattention» rispetto agli altri. E questo il solo elemento dellorganizzazione fisica che distingue un singolo individuo dallaltro. Ma basta questo elemento a determinare le differenze «spirituali»? La ricerca helvetiana deve seguire allora altre rotte. Si tratta di vedere se il grado maggiore o minore di «finesse de sens», di «étendue de mémoire», di «capacité dattention» possa essere in qualche modo a fondamento della diversità tra gli spiriti (24).
6. Helvétius ricorda che alcuni, partendo dal presupposto che lo spirito non è altro che le «idee» che uno possiede, e che «toutes nos idées nous viennent par les Sens», sostengono che, allora, bisogna considerare lo spirito «comme un effet» della piú o meno grande «finesse» dellorganizzazione fisica. Insomma, sulla base del fatto che ad una piú o meno grande perfezione degli organi della sensibilità corrisponde una maggiore o minore «organizzazione interiore», si ricava decisamente che la causa de «linégalité desprit des hommes» sarebbe proprio «la plus ou moins grande perfection des organes des sens»! (25)
Certo, «dans lhomme tout est sentir» (26). Tutto ha fondamento nella sensibilità fisica (27). «Les cinq sens» sono «les cinq portes par où les idées vont jusquà lame» (28). Ma, per poter sostenere lesistenza di una qualche relazione tra tale «ineguaglianza» e le naturali, congenite, diversità di grado delle disposizioni spirituali riflette con acume lilluminista bisognerebbe poter dimostrare che «le plus ou le moins de finesse des Sens» abbia rilevanza sulla maggiore o minore «étendue» dello spirito, o gli conferisca un grado maggiore o minore di quella «justesse» che «renferme toutes les qualités de lesprit» (29). Tale impresa è impossibile.
Quanto al supposto influsso della diversa perfezione degli organi di senso sulla «justesse de lesprit», si consideri la vista, alla quale «nous devons le plus grand nombre de nos idées». Certo, la diversa perfezione degli organi del senso farà sì, ad esempio, che uno scorga delle cose che sfuggono ad un altro; tuttavia per Helvétius è fuor di dubbio luno e laltro «appercevront néanmoins toujours les mêmes rapports entre tous les objets» (30); insomma, sia alluno che allaltro, ad esempio, la neve apparirà piú bianca di tutti gli altri corpi, lebano piú scuro di tutti gli altri legni; e poiché la «justesse desprit» non consiste che «dans la vue nette des véritables rapports que les objets ont entreux», se ne deve concludere che la diversa perfezione degli organi di senso non esercita alcun ruolo determinante sulla «justesse de lesprit» (31).
E ciò che vale per la vista, vale per tutti gli altri sensi. Sicché, per dirla in termini piú generali, «la plus ou moins grande perfection de lorganisation, tant extérieure quintérieure, ne peut en rien influer sur la justesse de nos jugemens» (32).
Forse che, allora, la maggiore o minore perfezione dei sensi incida su «létendue de lesprit»? Qui la risposta è ancora piú facile. Si consideri ancora la vista: è evidente che la piú grande o piú piccola estensione dello spirito dipenda «du nombre plus ou moins grand dobjets» che, comunque esperiti, vanno a costituire il patrimonio di contenuti conservato nella memoria. Certo, una maggiore finezza della funzione può consentire di arricchire quel patrimonio con lesperienza di «objets imperceptibles par leur petitesse»; ma allora, si suppongano due uomini uguali in tutto e per tutto tranne che nella «finesse de sens»; se «létendue de lesprit se mesure par le nombre des idées et des combinaisons», non ci vuol molto a capire che ciò che li distinguerà, sotto questo aspetto, non sarà che cosa si sia esperito, ma quanto ampia sia lesperienza disponibile; il che cosa influirà «sur le genre de leur esprit» sicché luno diventerà un pittore, laltro un botanico, in base al tipo di oggetti percepiti, oltre che al modo di percepirli ma non «sur létendue de leur esprit», che dipende dalla maggiore o minore varietà di oggetti esperiti, che rende possibile stabilire un piú ampio arco di «rapporti» intellettuali (33).
Insomma, da questo punto di vista, la natura non ha nulla a che fare con la diversità spirituale che si riscontra tra gli uomini «ben organizzati». «Ce nest point à la plus ou moins grande perfection des organes, tant extérieurs quintérieurs, des sens, quest attachée la supériorité de lumiere». Pertanto «cest nécessairement dune autre cause que dépend la grande inégalité des esprits» (34).
7. Lanalisi helvetiana procede implacabile. Per relazionare i contenuti di esperienza gioca un ruolo importante la memoria. Forse allora che la diversità tra gli spiriti dipenda da «linégale étendue de la mémoire»? La questione non è di poco conto; infatti, poiché la capacità di memoria dipende dallorganizzazione fisica dellindividuo, si profilerebbe la possibilità di ammettere che «linégalité des esprits» ha comunque un fondamento «naturale».
La memoria è «le magasin où se déposent les sentations, les faits et les idées, dont les diverses combinaisons forment ce quon appelle esprit». Ora, comunemente si pensa che, poiché i contenuti desperienza sono «comme la matiere premiere de lesprit», allora «plus le magasin de la mémoire est spacieux, plus il contient de cette matiere premiere; et plus, dira-ton, lon a daptitude à lesprit» (35).
Sciocchezze. Anzitutto, cosa sintende per «différence détendue»? E poi, veramente una maggiore estensione di memoria significa maggiore ampiezza di spirito?
Quanto al primo problema, Helvétius sostiene che non si può parlare, a rigore, di maggiore o minore estensione di memoria in assoluto: i contenuti di esperienza, infatti, si conservano nella memoria in forza dellattenzione (36). Dunque, una memoria piú debole non è una conseguenza di una «imperfection» fisica bensí lesito dell«inattention» (37). Molti, come S. Agostino e Montaigne ricorda Helvétius , pur convinti di avere una memoria debole, son riusciti tuttavia, «par le desir de savoir», ad assimilare un tal numero di fatti, a conservare un tale quantità didee, da rendere i loro spiriti eccezionali. Insomma, la diversa estensione di memoria non è naturale, ma legata allintensità del «desir de sinstruire» in un determinato settore di esperienza. Sicché «létendue de la mémoire dépend, 1. de lusage journalier quon fait; 2. de lattention avec laquelle on considere les objets que lon y veut imprimer
; et, 3. de lordre dans lequel on range ses idées» (38).
Certo, le frequenti rappresentazioni degli stessi oggetti rendono piú radicati e stabili i loro ricordi, cosí che essi, alloccorrenza, sono piú facilmente richiamabili. Ma è lordine di sistemazione dei contenuti che gioca un ruolo decisamente rilevante; grazie ad esso si può «lier ensemble» tutte le idee in modo che gli oggetti «conservent entreux assez de rapport pour se rappeller lun lautre». Ed è questordine che spiega alcuni fenomeni e alcune caratteristiche spirituali. Ad esempio, «la sagacité desprit», ovvero «la promptitude avec laquelle un homme est frappé dune vérité», dipende «de lanalogie de cette vérité avec les objets quil a habituellement présens à la mémoire» (39).
Si deve soprattutto a tale ordine, dunque, «létendue de la mémoire». Ed è «le défaut dordre», generato da «lindifférence» che uno ha per certi generi di studi, ciò che, spesso, «prive absolument de mémoire» coloro che, magari, in certe altre aree del sapere, in certi altri campi di esperienza, sembrano dotati di una memoria davvero eccellente.
Sicché si può dire che a. vi sono «différentes espéces de mémoire» che orientano anche la sensibilità culturale; b. in ogni specie, «la grande mémoire est, pour ainsi dire, un phénomene de lordre»; pertanto c. la memoria è «presque entiérement factice»; e infine d. «cette grande inégalité de mémoire» non è per niente «louvrage de la nature», bensí è il risultato «dune inégale attention à la cultiver» (40).
8. Quanto al secondo problema, anzitutto è il caso di ricordare che, per Helvétius, se non si attribuisce al termine memoria un significato troppo ristretto, ovvero se non la si riduce al ricordo di nomi, date, luoghi, persone, ma vi si comprende anche quello di idee, immagini, ragionamenti, allora dove cè spirito cè memoria, e dunque, in assoluto, non cè individuo che ne sia privo (41).
Comunque, Helvétius afferma, senza mediazioni, che tale ineguaglianza di memoria non potrebbe avere alcuna influenza sullestensione dello spirito. Egli sostiene questa tesi dimostrando che a. non solo «le grand esprit
ne suppose pas la très-grande mémoire», b. ma, addirittura, lampiezza estrema della memoria è «absolument exclusive» della vera grandezza dello spirito (42).
Quanto al secondo punto, lilluminista osserva: «Si lignorance fait languir lesprit faute de nourriture, la vaste érudition, par une surabondance daliment, la souvent étouffé». Del resto, se lo spirito «nest quun assemblage didées neuves», e se ogni idea nuova non è altro che «un rapport nouvellement apperçu entre certains objets», allora, colui che vuole eccellere sul piano spirituale «doit nécessairement employer la plus grande partie de son temps à lobservation des rapports divers que les objets ont entreux, et nen consommer que la moindre partie à placer des faits ou des idées dans sa mémoire» (43). Non cè alternativa: chi si dedica intensivamente ad accumulare nella memoria i contenuti desperienza, può riservare solo una piccola parte del suo tempo a stabilire nuove connessioni tra gli oggetti percepiti, nella qual cosa consiste la pienezza dellattività spirituale, ossia la vera grandezza dello spirito (44).
Quanto al primo punto, lilluminista segnala che «tout homme», se «bien organisé», è certamente dotato di una «mémoire suffisante» per elevarsi «aux plus hautes idées», «au plus haut dégré desprit». E infatti, ognuno dispone, naturalmente, di un «deposito» abbastanza ampio da contenere un numero di idee o fatti che, come si è detto, relazionati reciprocamente, possono consentire quella scoperta di nuovi rapporti che accresce il numero delle idee e, pertanto, allarga lo spirito. Anzi, ogni individuo, anche un «grande spirito», «est doué dune capacité de mémoire bien supérieure à celle dont il peut faire usage pour laccroissement de ses idées». Quindi si può estendere la memoria a piacimento, ma questo non comporta lautomatico ampliamento dello spirito: «plus détendue de mémoire ne donneroit pas plus détendue à son esprit» (45).
Pertanto si può ragionevolmente concludere che non è «linégale étendue de la mémoire» la causa de «la force inégale des esprits»: «cette derniere inégalité est uniquement leffet ou de lattention plus ou moins grande avec laquelle ils observent les rapports des objets entreux, ou du mauvais choix des objets dont ils chargent leur souvenir» (46).
9. Helvétius ha mostrato che lattenzione seleziona i contenuti, ne consolida il ricordo, permette di cogliere quei rapporti che trovano espressione nel giudizio, sollecita nuove idee. Ma allora, la diversa «disposition à lesprit» degli uomini dipende da «linégale capacité dattention»? E da che cosa dipende una maggiore o minore attenzione?
Il discorso sullattenzione riapre sorprendentemente la porta allipotesi che lo spirito sia «purement un don de la nature». Non è vero, segnala Helvétius, che anche una semplice indisposizione finisce col limitare la nostra capacità di attenzione? E allora, nellipotesi che la maggiore o minore ampiezza di spirito dipenda dalla maggiore o minore attenzione, si potrebbe concludere semplicemente che essa dipenda dalle condizioni fisiche, o meglio dipenda da «linégalité de force que la nature donne aux divers hommes» (47).
Per Helvétius si tratta di una conclusione illegittima: essa infatti non trova alcun conforto nellesperienza.
Certo, bisogna eccettuare i casi di malattie croniche o gravi (48): in tal caso, infatti, non si può neppure parlare di «hommes bien organisés»! Ma, se quella tesi fosse veridica, si dovrebbe ammettere la seguente equazione: glindividui costituzionalmente piú forti sono piú favoriti spiritualmente; fatta questa ammissione, si deve considerare vera anche quella ad essa speculare: glindividui fisicamente piú deboli sono piú poveri in termini di capacità spirituali. Lesperienza, invece, mostrerebbe addirittura il contrario: quelli piú robusti e piú forti sono piú facilmente distolti dallo studio e dalla meditazione, ai quali, invece, sembrerebbero maggiormente disposti quelli fisicamente piú delicati (49).
La verità è che la costituzione fisica non esercita alcun influsso diretto. «Tous les hommes communément bien organisés ont une égale aptitude à lesprit» (50). Tutti glindividui sono capaci dattenzione, e quindi, se lattenzione è importante per la formazione spirituale, non ce nè uno che, sotto questo aspetto, non possa diventare un «homme desprit» (51). Peraltro, finora non si è mai riusciti ad individuare «lespece de tempérament le plus propre à former des gens de génie». Un «homme desprit» è, piuttosto, lesito di un «concours des accidens nécessaires». A parità di «amour pour létude», il successo, «sur lequel on mesure la force de lesprit», sembra dipendere totalmente, non solo «des distractions plus ou moins grandes occasionnées par la différence des goûts, des fortunes, des états», ma anche «du choix plus ou moins heureux des sujets quon traite»; nonché «de la méthode plus ou moins parfaite dont on se sert pour composer, de lhabitude plus ou moins grande quon a de méditer, des livres quon lit, des gens de goût quon voit»; e perfino «des objets que le hazard présente journellement sous nos yeux» (52).
10. Come provare che tutti gli uomini «sont réellement doués dune attention suffisante pour sélever aux plus hautes idées»? (53) Basta constatare come avviene, ad esempio, una scoperta o una dimostrazione. In entrambi i casi la cosa importante è «observer également les rapports quont entreux les objets», quegli oggetti che la memoria presenta. «Une vérité» asserisce Helvétius «est toujours le résultat de comparaisons justes sur les ressemblances et les différences, les convenances ou les disconvenances apperçues entre des objets divers» (54). Ora, per raggiungere questo scopo, abbiamo bisogno di richiamare quelle idee, già in nostro possesso, necessarie allacquisizione della verità. Tuttavia, nel caso della scoperta si è costretti a rappresentarsi tante idee estranee alloggetto della ricerca e a fare tante comparazioni praticamente inutili, finché non si sia trovata la via buona; non cosí nelle dimostrazioni.
Ma quel che conta, è che perfino la piú laboriosa scoperta di una verità «nexige en aucun instant plus deffort dattention que nen suppose la suite dune démonstration». Anzi, addirittura si può affermare che «lattention nécessaire pour suivre la démonstration dune proposition de Géometrie, suffit pour découvrir une vérité». In termini generali: «LEsprit nécessaire pour saisir les vérités déjà connues, suffit pour sélever aux inconnues» (56).
Certo, si può dire che nella scoperta si richiede maggiore «continuità dattenzione»; ma se non cè individuo che non abbia avuto tanta costanza da permettergli di imparare la propria lingua, allora bisogna dire che tutti son capaci non solo de «lattention vive», ma anche de «lattention continue», quella necessaria alla «découverte» duna verità; dunque non ci sono individui che non siano dotati «de la force et de la continuité dattention» indispensabili per elevarsi a quelle «grandes idées» tipiche degli «hommes illustres» (57).
11. Ma se tutti ne son dotati allo stesso modo, come si spiega che lattenzione ad alcuni costa piú che ad altri? Questo diverso costo non dipenderà dalla maggiore o minore perfezione dellorganizzazione fisica?
Helvétius vuole sgombrare il campo da fraintendimenti. Parlare di costi può far credere che lattenzione, in fondo, sia «étrangere à la nature de lhomme». Non è così: «sil nest point dhomme sans desirs, il nest point dhomme sans attention». E quando «lhabitude en est prise», lattenzione diventa addirittura un bisogno.
Ma allora, perché quel costo? Ciò che rende lattenzione «fatigante», è «le motif qui nous y détermine». Se siamo mossi dal bisogno, o dal timore, essa è penosa; non cosí se si è mossi dalla speranza di un piacere: «lattention devient alors elle-même un plaisir». Il diverso costo dunque si spiega bene: «la peine de lattention est toujours plus ou moins grande proportionnément au degré plus ou moins grand de plaisir que chacun regarde comme la recompense de cette peine». Il problema di unattenzione piú o meno facile si può risolvere, dunque, «sans avoir recours au mystere dune inégale perfection dans les organes qui la produisent» (58).
Con ciò, per lilluminista non si vuol negare ogni differenza fisica tra gli uomini. Si vuol solo dire, evidentemente, che, quando cè «un desir vif de sinstruire», non cè limite a «la capacité dattention»; anzi, si riesce ad esercitarne tanta da consentire di «se distinguer dans un art». Quel desiderio, infatti, è espressione del «desir du bonheur». Ora, il desiderio di felicità è comune a tutti; ed è noto a tutti, per personale esperienza, che, quando esso diventa «le sentiment le plus vif», allora, per soddisfarlo, si fa
anche limpossibile. Se quindi, per attingere la felicità, ognuno è disposto a fare, in qualunque momento, «tout ce quil est en sa puissance de faire», non deve sorprendere che tutti siano capaci dellattenzione necessaria alle grandi imprese dello spirito, e che la esercitino nella misura necessaria ed opportuna quando «le bonheur deviendra le prix de cette attention».
Limpresa non è titanica. Lesperienza mostra che, per eccellere in un genere, non è affatto indispensabile dedicarvi tutta lattenzione disponibile. E infatti, ad esempio, per quanto riguarda «les gens de lettres», non ci vuol molto a capire che «ce nest pas aux plus pénibles efforts dattention quils doivent les plus beaux vers de leurs Poëmes, les plus singuliéres situations de leurs Romans, et les principes les plus lumineux de leurs ouvrages philosophiques». Al contrario, certi risultati eccellenti, a loro stesso avviso, son dovuti «à la rencontre heureuse de certains objets que le hazard ou met sous leurs yeux, ou présente à leur mémoire, et de la comparaison desquels ont résulté ces beaux vers, ces situations frappantes et ces grandes idées philosophiques». Sicché non cè dubbio: «le génie est moins le prix de lattention quun don du hazard» (59).
12. Ma limportanza del «caso» non deve indurre a sottostimare il ruolo dell«abitudine» a certi oggetti di esperienza. Da questa dipende la maggiore o minore facilità a coglierli, a relazionarli con correttezza e rapidità. Già al primo colpo docchio un pittore è in grado di accorgersi dellesistenza, in un quadro, «des défauts de dessein ou de coloris, invisibles aux yeux ordinaires». E proprio vero: «lon nest proprement le maître que des matieres que lon a long-tems méditées». Le idee maturano superficiali o profonde a seconda della familiarità con loggetto considerato, ossia della piú o meno costante applicazione che dedichiamo alla sua analisi: «dans les ouvrages desprit
on gagne en force ce que lon perd en tems» (60).
Ma se tutti sono in grado di eccellere, come si spiega lerrore nelle arti e nelle scienze? Non dipenderà da un qualche limite «fisico» pertinente alla natura umana, o alle condizioni organiche di certe individualità?
Lerrore sostiene con fermezza Helvétius è sempre accidentale. I nostri giudizi erronei sono o lesito della nostra ignoranza o leffetto perverso delle nostre passioni. Lerrore dunque non è né proprietà distintiva della natura umana né peculiarità di spiriti particolarmente disposti. Tutti son forniti «dun esprit également juste»; dunque, ad uguale esperienza corrisponde uguale giudizio. E perciò, anche sotto questo profilo, tutti gli uomini «bien organisés», nessuno escluso, hanno in sé «la puissance physique» per «sélever aux plus hautes idées» (61).
E se in giro ci sono tanto pochi uomini illustri, la ragione è che «létude est une petite peine»; dunque, «pour vaincre le dégoût de létude», bisogna «être animé dune passion»; e per attingere le vette di unarte o una scienza, bisogna scaldarsi al fuoco di una «passion forte». Quando si è mossi da una passione intensa, come quella per la gloria, si è capaci di sopportare qualunque fatica richiesta dellapplicazione. E la stessa esperienza, dunque, che ci mostra che «la force de notre attention» è sempre «proportionnée à la force de notre passion» (62).
E allora, si può ben dire che «la grande inégalité desprit», tra gli uomini, dipende, oltre che dal caso, «du desir inégal quils ont de sinstruire»; e poiché «ce desir est leffet dune passion», indubbiamente si può dire pure che quella ineguaglianza dipende dalla passione (63).
13. Davvero dipende dalla passione? Helvétius sa che, per sostenere adeguatamente tale tesi, deve allargare ulteriormente il campo della sua indagine. Largomento richiede che si vada a fondo nella ricerca sulla come dire? essenza delluomo.
E fatto di esperienza comune dice che luomo tende alla «paresse» e all«inertie». Egli resiste al movimento, e tende ad abbandonarsi allo stato di riposo e a conservarlo il piú possibile. A questo stato possono sottrarlo solo le «passions» e la «haine de lennui» (64). Sono, queste, le sole due forze «actives», in quanto le uniche capaci di mettere lanima in movimento (65). Dunque le passioni sono nellordine morale quel che nellordine fisico è il movimento, il quale, come si sa, crea e distrugge, conserva e anima ogni cosa e il tutto. Son le passioni «qui vivifient le monde moral» (66). Anzi, solo la forza della passione può «contrebalancer en nous» la forza della pigrizia, può «nous arracher au repos et à la stupidité vers laquelle nous gravitons sans cesse» (67).
Non cè dubbio, non tutte le passioni sono eguali. E anzi opportuno tener ben distinte quelle forti dalle altre, intendendo appunto per «passion forte» quella il cui oggetto sia percepito «si nécessaire à notre bonheur», che la nostra stessa vita, «sans la possession de cet objet», ci apparirebbe praticamente «insupportable» (68). Ebbene si devono proprio alle «passioni forti» tutte le scoperte e tutte le meraviglie dellarte; tali passioni, pertanto, vanno considerate «comme le germe productif de lesprit, et le ressort puissant qui porte les hommes aux grandes actions» (69). Esse infatti, «fixant fortement notre attention sur lobjet de nos desirs», inducono a considerare quelloggetto «sous des aspects inconnus aux autres hommes». Sono esse, quindi, che stimolano gli eroi a «concevoir et exécuter
ces entreprises hardies, qui, jusquà ce que la réussite en ait prouvé la sagesse, paroissent folles» (70). Sicché «les gens passionés» non cadono mai nella trappola in cui cadono «les gens sensés», che, condannate ad una ineluttabile mediocrità, assimilano senza mediazioni lo straordinario allimpossibile. Per Helvétius «les gens passionés» sono spiriti decisamente superiori (71). E infatti, solo le passioni forti, strappandoci alla pigrizia, possono assicurarci quella «continuité dattention» che garantisce «la supériorité desprit» (72).
13. Gli ultimi sviluppi del discorso sembrano aver spinto Helvétius proprio là dove egli non voleva arrivare; sembrano averlo costretto ad ammettere quel chegli stava tentando risolutamente di negare. E infatti, la forza della «passione» non è espressione della «natura»? Lo spirito non dovrebbe, quindi, essere considerato «un don de la nature»? Non è la natura che ha dotato gli uomini «dinégales dispositions à lesprit» proprio «en allumant dans les uns des passions plus fortes que dans les autres»? (73)
Helvétius, che si è impegnato a esaminare le cose con occhi nuovi, a percorrere strade diverse, è convinto che la natura ha reso tutti gli uomini capaci di passioni, e anche di «passions fortes»; e che, per eccellere in qualsivoglia genere di attività dello spirito, anche per la passione, come per lapplicazione, non cè bisogno che si impieghi tutta quella di cui si dispone, ma solo tanta quanta ci assicuri la tensione dellattenzione (74). E proprio per rendere ragione di tale convinzione egli va alle radici della questione. E allora, che cosè la passione? qual è la sua origine?
Anzitutto si distinguano quelle «qui nous sont immédiatement données par la nature», da quelle «que nous ne devons quà létablissement des sociétés»; le prime, miranti al soddisfacimento dei bisogni primari, si riducono alle due fondamentali, «lamour du plaisir» e «la crainte de la douleur»; le seconde, quali linvidia, lavarizia, lambizione ecc., non sono che espressioni «civili» delle due passioni principali (75).
Ora, le passioni fondamentali traggono origine dalla sensibilità fisica (76), anzi sono «leffet immédiat de la sensibilité physique»; e poiché tutti gli uomini sono sensibili, tutti son «susceptibles de passions»; e pertanto sono «la douleur et le plaisir des sens» che «font agir et penser les hommes» (77).
14. Ma se la diversità di attenzione, che sta a fondamento dellineguaglianza degli spiriti, dipende dallintensità della passione, e se la passione è espressione della natura «sensibile» delluomo, non può darsi che glindividui siano sensibili in misura diversa? Significherebbe che è proprio la natura che ha reso gli uomini differenti fra loro, rendendoli disuguali nella loro attitudine allo spirito!
Si esaminino i caratteri dei popoli. La propensione o lindifferenza di certi popoli a certe passioni, ed anche la diversità che sussiste tra loro circa il grado a cui una passione può esprimersi, erroneamente vengono spiegate, talvolta, con la diversità delle condizioni fisico-ambientali. A ben vedere giocano un ruolo molto importante la forma del governo e le leggi che regolano la convivenza. Il legislatore, facendo leva sul «desiderio del piacere» e sul «timore della pena» possono accendere nei cuori ogni specie di passione. Dunque, non solo tutti gli uomini son capaci di passione, ma tutti son capaci di arrivare anche al grado di passione necessario perché si giunga alleccellenza delle piú alte idee (78). Non dalla natura di un popolo, né, tanto meno, dallambiente naturale in cui esso vive (79), ma dalle sue leggi e dal tipo del suo governo dipende dunque, ad esempio, lindifferenza per la gloria o lamore per la virtú (80).
«La force de nos passions est toujours proportionnée à la force des moyens employés pour les exciter» (81); e se «plus nos passions sont vives, plus les effets quelles produisent sont grands», allora bisogna che i governanti imparino bene «lart dinspirer des passions», «lart de les allumer» (82).
15. Per ricapitolare: «il est donc certain que linégalité desprit, apperçue dans les hommes que jappelle communément bien organisés, ne dépend nullement de lexcellence plus ou moins grande de leur organisation»; «cest uniquement dans le moral quon doit chercher la véritable cause de linégalité des esprits» (83). La natura «na point fait un partage inégal de ses dons» (84). La grande diversità spirituale tra gli uomini dipende «uniquement» dalleducazione, o meglio «de la differente éducation quils reçoivent», e dal caso, ovvero «de lenchaînement inconnu et divers des circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés». La natura provvede tutti glindividui umani, in modo uguale, dellattitudine allo «spirito», ovvero della capacità di sentire, di ricordare, di osservare i rapporti che gli oggetti hanno tra di loro, e di stabilire rapporti tra se stessi e le cose. Dunque, tutti gli uomini «bien organisés» son provvisti «de la finesse de sens, de létendue de mémoire, et enfin de la capacité dattention» necessarie ad elevarsi fino «aux plus hautes idées»; pertanto non cè nessuno «qui ne puisse sillustrer par de grands talens». Se glindividui non raggiungono leccellenza, ciò è dovuto a quei «faux jugemens» addebitabili non allorganizzazione fisica bensí solo allignoranza o allalterazione della passione. Insomma «linégalité desprit» tra gli uomini non è affatto lesito «de lexcellence plus ou moins grande de leur organisation» ma, come sè detto, è il risultato, insieme, del gioco interattivo dei molteplici fattori formativi, e dellintreccio delle diverse circostanze in cui ciascun individuo si è trovato, oltre che, evidentemente, «du peu dhabitude quils ont de penser» (85).
Helvétius è consapevole che il suo modo nuovo di considerare le cose produce effetti devastanti rispetto a certezze consolidate in tradizioni secolari. E lo dice. Ma parallelamente denuncia: se ci si meraviglia della «nouveauté» di questa veduta delle cose, se non si riesce ad accettare che «lesprit, la vertu et le génie» è «le produit de linstruction» (86), e che «la grande inégalité desprit» è generata esclusivamente dalleducazione e dal caso, ciò accade perché «on se détache difficilement de ses anciens préjugés» (87).